Comment faire baisser le cortisol : 12 leviers classés par niveau de preuve
Από τη συντακτική ομάδα της Mush n Go - 29 Οκτωβρίου 2026
Par la rédaction Mush n GoPublié le 29 octobre 202616 min de lecture
Cortisol
Pour faire baisser le cortisol, commencez par ce qui a le plus de preuves : dormir assez, prendre la lumière du matin et ne pas boire de café tard. Le cortisol suit un rythme sur 24 heures, haut au réveil et bas le soir. L'objectif n'est pas de l'écraser, mais de retrouver ce creux du soir. Voici 12 leviers, classés selon la solidité des études.
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Le cortisol n'est pas l'ennemi, c'est sa courbe qui compte.
Le cortisol est une hormone fabriquée par les glandes surrénales, deux petites glandes posées sur les reins. On l'appelle « hormone du stress », mais c'est réducteur. Il sert d'abord à vous réveiller, à mobiliser le sucre dont vos muscles et votre cerveau ont besoin, à réguler la tension artérielle et à calmer l'inflammation. Sans cortisol, on ne tient pas debout.
Sa sécrétion suit un rythme très régulier, piloté par l'horloge interne. Elle remonte en fin de nuit, atteint un pic 30 à 45 minutes après le réveil, puis baisse doucement toute la journée pour toucher son point le plus bas vers minuit. Ce pic du matin a même un nom : la réponse cortisolique au réveil.
Au réveil
Le cortisol grimpe fortement. C'est normal et utile : c'est lui qui vous met en route. Le « baisser » le matin n'a aucun sens.
En journée
Il redescend progressivement, avec de petits pics à chaque stress, repas copieux ou effort intense. Ces pics sont normaux s'ils retombent.
Le soir
Il doit être bas pour laisser venir le sommeil. C'est ici que le stress chronique, la dette de sommeil ou le café tardif se voient.
La nuit
Le creux se situe en début de nuit. La remontée commence quelques heures avant le réveil, pour préparer la journée.
Quand on parle de « faire baisser le cortisol », on parle donc surtout de deux choses : des pics qui ne retombent pas, et un cortisol du soir qui reste trop haut. Le problème n'est pas le niveau à un instant donné, c'est une courbe aplatie, qui ne monte plus assez le matin et ne descend plus assez le soir. L'Inserm a d'ailleurs consacré un épisode de sa série Canal Détox à cette mode de la « régulation du cortisol », pour rappeler qu'il s'agit d'une hormone vitale.
Si vous vous demandez d'abord si vos symptômes viennent vraiment du cortisol, lisez notre article sur le cortisol élevé et ses symptômes. Ici, on s'intéresse à ce que vous pouvez faire.
Les 12 leviers en un tableau
Comment faire baisser le cortisol : 12 leviers, 3 niveaux de preuve.
Toutes les pistes ne se valent pas. Nous avons classé chaque levier selon le type d'étude qui le soutient. Un essai contrôlé compare un groupe à un groupe témoin : c'est le niveau le plus solide. Une observation montre un lien dans une population, sans prouver la cause. « Plausible » veut dire que le mécanisme est logique, mais que les études directes manquent.
| Levier | Niveau de preuve | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|---|
| 1. Sommeil suffisant | Essai contrôlé | Une nuit écourtée fait monter le cortisol du soir suivant |
| 2. Lumière du matin | Plausible, mécanisme établi | Elle cale l'horloge qui fixe le pic et le creux |
| 3. Café plus tard le matin, jamais tard le soir | Essai contrôlé (caféine) / plausible (délai) | La caféine élève le cortisol, surtout chez les petits buveurs |
| 4. Respiration lente | Essai contrôlé, petit | Quelques minutes par jour, sur plusieurs semaines |
| 5. Marche, nature | Observation | 20 à 30 minutes dehors, sans objectif de performance |
| 6. Charge d'entraînement | Essai contrôlé | L'effort intense élève le cortisol ; l'effort modéré, beaucoup moins |
| 7. Glucides au dîner | Plausible | Un dîner trop pauvre peut gêner le sommeil de certains |
| 8. Alcool | Observation | Les gros buveurs ont un cortisol plus élevé |
| 9. Écrans le soir | Plausible | Agit surtout via le sommeil et l'éveil mental |
| 10. Ashwagandha | Essais contrôlés, petits | Plusieurs essais de 8 semaines, effectifs réduits |
| 11. Rhodiola | Essai contrôlé, petit | Peu d'essais, résultats à confirmer |
| 12. Magnésium | Plausible | Utile surtout si vos apports sont faibles |
Classement établi par la rédaction à partir des études citées en bas de page. Un levier « plausible » n'est pas inutile : il manque simplement d'essais directs sur le cortisol.
Les trois leviers les plus solides ne coûtent rien et touchent au rythme de vie. C'est par eux qu'il faut commencer, avant toute plante.
Sommeil et lumière
Baisser son taux de cortisol commence la veille au soir.
Levier 1, le sommeil. C'est le plus documenté. Dans l'étude de Leproult et de son équipe, publiée en 1997, une seule nuit raccourcie suffisait à faire grimper le cortisol du lendemain soir : de 37 % après une nuit partielle, de 45 % après une nuit blanche. Le cortisol mettait aussi plus de temps à redescendre. Autrement dit, la dette de sommeil efface le creux du soir, ce qui rend la nuit suivante plus difficile.
Les repères sont simples : sept heures de sommeil ou plus, à horaires à peu près réguliers, week-end compris. Un coucher qui varie de deux heures entre la semaine et le dimanche décale l'horloge, un peu comme un petit décalage horaire chaque lundi. Notre guide des habitudes du soir pour bien dormir détaille la méthode.
Levier 2, la lumière du matin. L'horloge interne se règle d'abord sur la lumière. Une lumière vive au réveil accentue le pic du matin, comme l'a montré une autre étude de Leproult en 2001, et cale le reste de la courbe : un pic net le matin, c'est un creux plus net le soir. À l'inverse, des journées passées dans la pénombre et des soirées très éclairées brouillent le signal.
- Dans l'heure qui suit le lever, passez 10 à 20 minutes dehors, même par temps gris : la lumière extérieure reste bien plus forte qu'un éclairage intérieur.
- Travaillez près d'une fenêtre le matin si vous le pouvez.
- Le soir, baissez les lumières et préférez des lampes basses et chaudes au plafonnier.
- Gardez une heure de lever stable, c'est elle qui ancre le rythme, davantage que l'heure du coucher.
Les deux se renforcent : un matin lumineux aide à s'endormir, et une bonne nuit protège le creux du soir suivant.
Le moment du café
Le café ne crée pas le stress, mais il en rajoute.
Levier 3, la caféine. La caféine stimule la sécrétion de cortisol. Les travaux de Lovallo, à l'université d'Oklahoma, l'ont montré dès 2005 : chez des volontaires privés de caféine quelques jours, des doses répétées faisaient monter le cortisol au fil de la journée. Chez les gros buveurs habituels, la réponse était atténuée, mais pas toujours effacée. L'habitude protège donc en partie, pas complètement.
Deux règles en découlent. La première est solide : pas de caféine en fin de journée, parce qu'elle s'ajoute au cortisol du soir et retarde le sommeil. Notre article sur le café et le sommeil donne l'heure limite selon votre coucher. La seconde est plus discutée : attendre 60 à 90 minutes après le réveil avant le premier café, pour ne pas l'empiler sur le pic naturel du matin. Elle est logique, mais aucun essai ne l'a vraiment testée. Nous l'avons détaillée dans café et cortisol : faut-il attendre avant son café ?.
La quantité compte aussi. L'EFSA situe le repère de sécurité à 400 mg de caféine par jour pour un adulte, et 200 mg en une prise. Si vous êtes sensible, nerveux après le café ou si vous dormez mal, rester bien en dessous est plus confortable.
Réduire ne veut pas dire renoncer à la tasse. Une tasse de Brainstoorm contient 20 mg de caféine, contre environ 80 mg pour un expresso. C'est ce que décrivent plusieurs clients après avoir remplacé une partie de leurs cafés.
« J'étais sceptique et finalement je suis conquise. Moins de caféine et pourtant, j'ai la pêche et une humeur constante »
★★★★★ Maïté S. · 4 avril 2026
« J'apprécie particulièrement l'énergie plus stable que ça procure : pas de nervosité ni de coup de fatigue. »
★★★★★ Nawel F. · 7 janvier 2026
Avis Trustpilot publiés sur Brainstoorm, cités tels quels. Ils décrivent un ressenti personnel, pas une mesure du cortisol.
Ce que disent les études
Cortisol : quatre études à connaître.
Voici quatre travaux souvent cités, avec leurs conditions exactes et leurs limites. Les références complètes sont en bas de page.
Leproult et al., 1997 · Belgique
De jeunes hommes en bonne santé ont été suivis en laboratoire après une nuit normale, une nuit partielle et une nuit blanche. Le soir suivant, leur cortisol sanguin était 37 % plus élevé après la nuit partielle et 45 % après la nuit blanche, et il retombait plus tard. Limite : un petit groupe d'hommes jeunes, sur un temps très court.
Lovallo et al., 2005 · États-Unis
Des volontaires, petits et gros consommateurs de café, ont reçu de la caféine ou un placebo après une période sans caféine. La caféine a élevé le cortisol au fil de la journée, surtout chez ceux qui en buvaient peu. Chez les gros buveurs, l'effet était atténué sans disparaître complètement. Limite : des doses élevées, données en laboratoire.
Ma et al., 2017 · Chine
40 adultes répartis en deux groupes. L'un a suivi 20 séances de respiration abdominale lente sur 8 semaines, l'autre non. Dans le groupe respiration, le cortisol salivaire a baissé et l'attention s'est améliorée, contrairement au groupe témoin. Limite : petit effectif, et pas de groupe pratiquant une autre activité de détente.
Chandrasekhar et al., 2012 · Inde
64 adultes stressés ont pris 300 mg d'extrait de racine d'ashwagandha deux fois par jour, ou un placebo, pendant 60 jours. Le cortisol sanguin du groupe ashwagandha a baissé de 27,9 %, nettement plus que sous placebo, et les scores de stress ont reculé. Limite : un seul centre, un petit effectif, un extrait précis qui ne vaut pas pour toutes les poudres.
Ces études vont dans le même sens que le tableau : le sommeil et la caféine pèsent sur le cortisol de façon claire, la respiration et les plantes ont des résultats encourageants mais fondés sur de petits groupes.
Respirer, marcher
Faire baisser le cortisol le soir en cinq minutes.
Levier 4, la respiration lente. Respirer lentement, avec le ventre, autour de six respirations par minute, active le système nerveux parasympathique, celui du repos. L'essai de Ma, en 2017, a observé une baisse du cortisol salivaire après huit semaines de pratique. L'effectif était petit, mais la méthode est gratuite, sans effet indésirable, et utilisable partout.
Installez-vous
Assis ou allongé, une main sur le ventre. Relâchez les épaules et la mâchoire.
Ralentissez
Inspirez par le nez 4 secondes en gonflant le ventre, expirez 6 secondes par la bouche, lentement.
Répétez
Cinq minutes, une à deux fois par jour, par exemple après le travail et avant le coucher.
L'expiration plus longue que l'inspiration est le point clé. Ce qui compte, c'est la régularité sur plusieurs semaines, pas une séance isolée.
Levier 5, la marche et la nature. En 2019, une équipe de l'université du Michigan a demandé à 36 citadins de passer régulièrement du temps dans un lieu de nature de leur choix, et a mesuré leur cortisol salivaire avant et après. La baisse était la plus rentable entre 20 et 30 minutes de sortie. C'est une étude de terrain, sans vrai groupe témoin, mais elle rejoint ce que beaucoup ressentent : une marche tranquille au parc, sans téléphone, fait redescendre la pression.
La charge d'entraînement
Le sport aide, à condition de récupérer.
Levier 6, la charge d'entraînement. L'effort physique est un stress, et le corps répond en produisant du cortisol. Dans l'étude de Hill et de ses collègues, publiée en 2008, un effort à 60 % et 80 % de la capacité maximale faisait monter le cortisol, alors qu'un effort léger, à 40 %, ne le faisait pas grimper. Ce pic aigu n'est pas un problème : il fait partie de l'adaptation à l'entraînement.
Le problème apparaît quand l'intensité s'accumule sans récupération : séances dures tous les jours, sommeil court, alimentation insuffisante. C'est le tableau du surentraînement.
Ce qui aide
Marche, vélo tranquille, natation, yoga, renforcement modéré, 150 minutes par semaine environ, comme le recommande l'OMS.
À doser
Fractionné, HIIT, séances longues et intenses : deux à trois par semaine, avec des jours faciles entre les deux.
À éviter
Un entraînement intense tard le soir si vous dormez mal : le pic de cortisol et l'éveil qu'il provoque tombent juste avant le coucher.
Le signal d'alerte
Fréquence cardiaque au repos qui monte, nuits agitées, envie de rien : levez le pied une semaine.
Le soir : assiette, alcool, écrans
Trop de cortisol, que faire le soir ? Trois habitudes à revoir.
Levier 7, les glucides du dîner. Certaines personnes mangent très peu le soir, voire sautent le dîner, en pensant bien faire. Un repas trop pauvre peut pourtant gêner l'endormissement de certains. Une part de féculents complets, de légumineuses ou de pommes de terre au dîner est une piste logique, mais les études directes sur le cortisol sont rares : c'est un levier plausible, à tester sur vous.
Levier 8, l'alcool. Un verre détend sur le moment. Mais l'alcool fragmente la seconde partie de la nuit, et les études d'observation, comme celle menée par Badrick sur la cohorte britannique Whitehall II en 2008, trouvent un cortisol plus élevé chez les gros buveurs. Réduire l'alcool le soir est l'un des changements qui se ressentent le plus vite sur la qualité du sommeil.
Levier 9, les écrans. Le problème tient moins à la lumière bleue qu'à ce que l'on fait devant l'écran : mails, actualités, réseaux sociaux. L'effet sur le cortisol passe surtout par un coucher plus tardif et un esprit qui tourne.
3 heures avant le coucher
Fin de l'alcool et des repas très lourds. Un dîner simple, avec une part de féculents.
2 heures avant
Fin des mails et des sujets de travail. Une courte marche si possible.
1 heure avant
Lumières basses, téléphone hors de la chambre, lecture, douche tiède.
Au coucher
Cinq minutes de respiration lente. Si vous suivez une routine sommeil, c'est le moment de votre complément.
Si votre esprit continue de tourner chaque soir malgré ces changements, et que l'épuisement s'installe, lisez notre article sur les signes du burn-out et parlez-en à votre médecin. En cas de détresse, le 3114 répond jour et nuit.
Ashwagandha, rhodiola, magnésium
Les plantes viennent après, pas à la place.
Les compléments ne compensent pas une dette de sommeil ou six cafés par jour. Mais quand l'hygiène de vie est en place, certaines plantes ont été étudiées sur le cortisol, avec des résultats intéressants et des limites réelles.
Levier 10, l'ashwagandha. L'ashwagandha (Withania somnifera) est une racine de la médecine ayurvédique. C'est la plante la plus étudiée sur ce sujet. Outre l'essai de Chandrasekhar, celui de Lopresti en 2019, sur 60 adultes et 240 mg d'extrait par jour pendant 60 jours, a observé une baisse du cortisol du matin plus marquée que sous placebo, alors que plusieurs questionnaires de stress ne montraient pas de différence nette. Les essais sont nombreux mais petits, souvent courts, et menés avec des extraits différents.
Levier 11, la rhodiola. La rhodiola (Rhodiola rosea) pousse en altitude et dans le Grand Nord. Dans l'essai d'Olsson en 2009, 60 personnes souffrant de fatigue liée au stress ont pris un extrait standardisé ou un placebo pendant 28 jours : le groupe rhodiola a vu sa réponse cortisolique au réveil diminuer et ses scores de fatigue baisser. Un seul essai de cette qualité ne suffit pas à conclure.
Levier 12, le magnésium. Le lien entre stress et magnésium est surtout étudié dans un sens : le stress augmente les pertes de magnésium, et un statut bas pourrait rendre plus sensible au stress, selon la revue de Pickering en 2020. Les essais directs sur le cortisol sont rares. Si vos apports sont faibles, le magnésium a du sens, sous une forme bien tolérée comme le bisglycinate de magnésium.
Notre formule Anti-Stress réunit ashwagandha, reishi, basilic sacré, schisandra et vitamine B6, qui contribue à réduire la fatigue et au fonctionnement normal du système nerveux. Pour comparer les deux grandes options, voyez reishi ou ashwagandha.
Avant de prendre de l'ashwagandha ou de la rhodiola, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien si :
- Vous êtes enceinte ou allaitez : l'ashwagandha est déconseillée dans ces situations, et l'ANSES a publié des mises en garde à son sujet.
- Vous avez une maladie de la thyroïde ou un traitement thyroïdien.
- Vous avez une maladie auto-immune, une maladie du foie, ou prenez des sédatifs, des antidépresseurs ou un traitement contre le diabète ou l'hypertension.
- Vous devez être opéré prochainement.
- Vous ressentez fatigue inhabituelle, jaunisse ou urines foncées : arrêtez et consultez, de rares atteintes du foie ont été décrites avec l'ashwagandha.
Ce qui ne marche pas
Détox cortisol, bloqueurs, cocktails : passez votre chemin.
Le cortisol est devenu une tendance des réseaux sociaux, avec son lot de recettes sans étude derrière elles.
- La « détox cortisol ». Le cortisol n'est pas une toxine qui s'accumule. Le foie et les reins l'éliminent en permanence. Aucune cure ne le « nettoie ».
- Les « bloqueurs de cortisol ». Les médicaments qui bloquent réellement le cortisol existent, mais ils sont réservés à la maladie de Cushing, sous surveillance hospitalière. Un complément qui prétend faire la même chose se trompe ou vous trompe.
- Le « cocktail surrénalien ». Jus d'orange, eau de coco et sel : une boisson sucrée et salée, sans étude sur le cortisol.
- La « fatigue surrénalienne ». Ce diagnostic n'est pas reconnu par les endocrinologues. Une revue systématique de 2016 a conclu que rien ne prouvait son existence. Une fatigue durable mérite une vraie consultation.
- Les tests salivaires vendus en ligne pour « suivre » son cortisol. Une mesure isolée ne dit presque rien, tant le cortisol varie d'heure en heure.
La règle est simple : méfiez-vous de tout produit qui promet de « faire chuter » ou de « réguler » votre cortisol. Une baisse forcée serait d'ailleurs dangereuse : un cortisol trop bas est une urgence médicale.
Quand consulter
Certains signes ne relèvent pas de l'hygiène de vie.
Dans l'immense majorité des cas, un cortisol « trop haut » ressenti traduit du stress et une dette de sommeil, pas une maladie. Mais deux situations rares doivent être reconnues.
| Situation | Signes qui doivent alerter | Qui consulter |
|---|---|---|
| Excès réel de cortisol (syndrome de Cushing) | Visage qui s'arrondit, prise de poids sur le ventre et le haut du dos, vergetures larges et violacées, bleus faciles, muscles des cuisses qui faiblissent, tension ou glycémie qui montent | Médecin traitant, puis endocrinologue |
| Manque de cortisol (insuffisance surrénalienne) | Fatigue écrasante, amaigrissement, tension basse, vertiges en se levant, envie de sel, peau qui fonce | Médecin rapidement ; urgences en cas de malaise, vomissements ou douleurs abdominales |
| Traitement par corticoïdes | Prise prolongée de cortisone, même en inhalation ou en crème sur de grandes surfaces | Le médecin prescripteur, sans jamais arrêter seul |
La première cause d'excès de cortisol est la prise de médicaments corticoïdes. Ne les arrêtez jamais brutalement sans avis médical.
Si votre médecin le juge utile, il prescrira un dosage du cortisol (prise de sang à 8 h, cortisol salivaire de fin de soirée ou cortisol des urines de 24 heures), et non un test isolé à n'importe quelle heure. Si vous vous sentez épuisé depuis plusieurs semaines, notre article sur la fatigue persistante vous aide à préparer cette consultation.
Vos questions
Faire baisser le cortisol : vos questions.
Comment faire baisser le cortisol naturellement ?
Commencez par les leviers les mieux étudiés : sept heures de sommeil à horaires réguliers, de la lumière naturelle le matin et pas de caféine en fin de journée. Ajoutez une activité physique modérée, quelques minutes de respiration lente et moins d'alcool. Les plantes comme l'ashwagandha viennent ensuite, en complément.
En combien de temps peut-on faire baisser son cortisol ?
Une bonne nuit protège dès le lendemain soir, et une séance de respiration lente ou une marche agissent sur le moment. Pour que la courbe du cortisol se rééquilibre durablement, comptez plutôt quelques semaines de nouvelles habitudes. Les essais sur les plantes durent en général 8 semaines.
Comment faire baisser le cortisol le soir ?
Évitez le café après le début d'après-midi, l'alcool et le sport intense tardif. Baissez les lumières, posez le téléphone une heure avant de dormir et pratiquez cinq minutes de respiration lente. Un dîner simple avec une part de féculents peut aussi aider certaines personnes à mieux s'endormir.
Trop de cortisol, que faire ?
Si vous pensez avoir trop de cortisol à cause du stress, revoyez d'abord le sommeil, la caféine et la charge de travail. Si vous avez des signes physiques marqués, comme un visage qui s'arrondit, des vergetures violacées ou une tension qui monte, consultez votre médecin. Lui seul peut prescrire un dosage fiable.
Le café fait-il monter le cortisol ?
Oui, la caféine stimule la sécrétion de cortisol, surtout chez les personnes qui en boivent peu. Chez les gros buveurs, l'effet est atténué mais pas toujours effacé. Limiter la caféine et l'éviter en fin de journée est donc un levier simple.
Quelle plante pour faire baisser le cortisol ?
L'ashwagandha est la plante la plus étudiée : plusieurs essais de 8 semaines ont observé une baisse du cortisol sanguin, sur de petits groupes. La rhodiola a aussi été testée, avec moins d'essais. Ces plantes ne conviennent pas à tout le monde, en particulier pendant la grossesse ou en cas de maladie thyroïdienne.
Le sport fait-il baisser le cortisol ?
Sur le moment, un effort intense fait monter le cortisol, ce qui est normal. Une activité modérée et régulière, comme la marche, ne provoque pas ce pic et aide à mieux dormir. Le risque vient de l'entraînement intense répété sans récupération.
Le magnésium aide-t-il à baisser le cortisol ?
Les études directes sur le cortisol sont rares. Le stress augmente les pertes de magnésium, et le magnésium contribue au fonctionnement normal du système nerveux. Il a surtout du sens si vos apports alimentaires sont faibles.
Comment savoir si on a trop de cortisol ?
Les symptômes du stress, comme la fatigue, l'irritabilité ou les réveils nocturnes, ne suffisent pas à le dire. Seul un dosage prescrit par un médecin, fait au bon moment de la journée, permet de le savoir. Une prise de sang isolée l'après-midi ne veut pas dire grand-chose.
Les compléments « détox cortisol » fonctionnent-ils ?
Non. Le cortisol n'est pas une toxine qui s'accumule : il est éliminé en continu par le foie et les reins. Aucune étude ne soutient ces cures, et faire chuter le cortisol serait dangereux.
Sources
- Clow A., Thorn L., Evans P., Hucklebridge F. (2004). The awakening cortisol response: methodological issues and significance. Stress, 7(1).
- Leproult R., Copinschi G., Buxton O., Van Cauter E. (1997). Sleep loss results in an elevation of cortisol levels the next evening. Sleep, 20(10).
- Leproult R., Colecchia E. F., L'Hermite-Balériaux M., Van Cauter E. (2001). Transition from dim to bright light in the morning induces an immediate elevation of cortisol levels. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 86(1).
- Lovallo W. R. et al. (2005). Caffeine stimulation of cortisol secretion across the waking hours in relation to caffeine intake levels. Psychosomatic Medicine, 67(5).
- Ma X. et al. (2017). The effect of diaphragmatic breathing on attention, negative affect and stress in healthy adults. Frontiers in Psychology, 8:874.
- Hunter M. R., Gillespie B. W., Chen S. Y.-P. (2019). Urban nature experiences reduce stress in the context of daily life based on salivary biomarkers. Frontiers in Psychology, 10:722.
- Hill E. E. et al. (2008). Exercise and circulating cortisol levels: the intensity threshold effect. Journal of Endocrinological Investigation, 31(7).
- Badrick E., Bobak M., Britton A. et al. (2008). The relationship between alcohol consumption and cortisol secretion in an aging cohort. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 93(3).
- Chandrasekhar K., Kapoor J., Anishetty S. (2012). A prospective, randomized double-blind, placebo-controlled study of safety and efficacy of a high-concentration full-spectrum extract of ashwagandha root in reducing stress and anxiety in adults. Indian Journal of Psychological Medicine, 34(3).
- Lopresti A. L. et al. (2019). An investigation into the stress-relieving and pharmacological actions of an ashwagandha (Withania somnifera) extract. Medicine, 98(37).
- Olsson E. M., von Schéele B., Panossian A. G. (2009). A randomised, double-blind, placebo-controlled, parallel-group study of the standardised extract SHR-5 of the roots of Rhodiola rosea in the treatment of subjects with stress-related fatigue. Planta Medica, 75(2).
- Pickering G. et al. (2020). Magnesium status and stress: the vicious circle concept revisited. Nutrients, 12(12).
- Cadegiani F. A., Kater C. E. (2016). Adrenal fatigue does not exist: a systematic review. BMC Endocrine Disorders, 16:48.
- EFSA NDA Panel (2015). Scientific opinion on the safety of caffeine. EFSA Journal, 13(5):4102.
- Inserm, Canal Détox. Faut-il vraiment « réguler son cortisol » ?
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